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Je pensais que 2 km c’était rien jusqu’à la montée sèche à Cabrerets

juin 21, 2026

À Cabrerets, 2 km m'ont paru interminables quand le sac de courses m'a scié l'épaule sous le soleil blanc.

Sans Gustave, mon âne grand noir du Berry, pour porter les courses ce jour-là, chaque montée pesait double.

Depuis ma banlieue de Bordeaux, je suis partie trois semaines en vallée du Célé pour tester Brengues et Cabrerets sans voiture. En tant que rédactrice spécialisée en randonnée nature et tourisme rural, j'ai vite vu que le relief comptait plus que la vue. Je vais te dire pour qui Brengues vaut le coup, et pour qui Cabrerets reste un mauvais pari.

Ce qui m’a fait choisir Brengues plutôt que Cabrerets malgré l’envie du bord de l’eau

En tant que rédactrice spécialisée en randonnée nature et tourisme rural, je regarde d'abord l'usage réel d'un lieu. Depuis 9 ans, mon travail de rédactrice spécialisée en randonnée nature et tourisme rural m'a appris à lire une carte avant de céder au charme. Mon budget pour ces escapades ne dépasse pas 200 € par mois, et on vit à deux, mon compagnon et moi, avec mon compagnon, sans enfants.

J'ai hésité entre Cabrerets et Brengues parce que Cabrerets avait ce bord de l'eau très séduisant. Brengues paraissait plus calme, presque discret. Je me suis appuyée sur les repères de l'Office de tourisme Nouvelle-Aquitaine, puis sur la carte. À première vue, les deux points de chute semblaient faits pour le même séjour.

Le tri a commencé quand j'ai regardé la pente, pas le décor. Depuis ma longue habitude des sentiers, je suis devenue plus méfiante avec les jolies courbes sur papier. J'ai été convaincue quand j'ai vu la côte invisible sur le plan du village, puis la pente sèche dès qu'on quitte la rivière.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas à cabrerets

Le premier aller-retour pour le pain a suffi. Je suis partie légère, avec un sac en toile et l'idée bête que 2 km, c'était rien. Au retour, le sac de baguette et de tomates m'a tiré l'épaule, l'air chaud m'a collé à la peau, et la montée m'a coupé net.

La montée n'est pas longue, mais elle casse la sortie. Sur 200 m, j'ai mis 12 minutes, et je me suis retrouvée à compter chaque pierre. La route réapparaît sans vrai raccourci piéton, et j'ai été frappée par ce mur sec sous le soleil d'été.

À Brengues, j'avais un autre rythme. Le chemin du retour restait lisible, et je ne passais pas mon temps à prévoir une côte qui me coupe les jambes. À Cabrerets, chaque sortie courte devenait une corvée dès que je devais porter quelque chose. Quand mon compagnon et moi rentrions du bourg, le trajet paraissait toujours plus long que l'aller.

J'ai fini par douter sérieusement du camping sans voiture à Cabrerets. Je me suis sentie bête, puis agacée, puis presque prête à lâcher l'affaire. Le site était beau, oui, mais je n'avais pas signé pour vivre chaque course comme une punition.

Trois semaines plus tard, pourquoi Brengues m’a fait changer d’avis sur le camping sans voiture

Trois semaines plus tard, Brengues m'a réconciliée avec le camping sans voiture, dans le fond de vallée du Célé, au cœur du Parc naturel régional des Causses du Quercy. Je suis rentrée d'une boucle en fond de vallée sans avoir à grimper d'un bloc derrière le village. Le sol restait plat, les cailloux craquaient sous les semelles, et je pouvais repartir le lendemain sans jambes en coton.

Le vrai confort, c'est la possibilité de faire des boucles. Depuis Brengues, je pouvais partir à pied, suivre un sentier balisé, revenir par un autre chemin, puis reprendre le vélo sur 4 km de plat. Une boucle de 1 heure 40 ne me donnait pas l'impression de subir le lieu. Le balisage me rappelait mes propres repères de marcheuse, simples à lire pour quelqu'un qui marche sans se prendre la tête.

Le calme m'a aussi surprise. Le soir, je n'entendais plus le flux touristique qui remonte vers Cabrerets, et mon sommeil a été meilleur dès la deuxième nuit. Les courses demandent un peu d'anticipation, mais la navette mentale disparaît vite quand le village ne t'oblige pas à tout remonter.

Brengues n'est pas une scène de fête, et je le dis sans détour. Hors saison, l'endroit paraît un peu vide, avec peu de commerces à portée immédiate. Pour quelqu'un qui veut sortir boire un verre à 22h et tout trouver au coin de la rue, ça manque clairement.

Si tu es comme moi, tu comprendras pourquoi brengues vaut mieux pour rayonner sans voiture

Si tu voyages en duo, sans voiture, et que tu comptes chaque détour, Brengues te simplifie la vie. Je pense aux séjours où je veux marcher une petite heure, rentrer, poser le sac, puis repartir sans me demander si la côte va me casser la journée. Pour ce profil-là, Cabrerets fatigue trop vite.

Je le trouve aussi juste pour une personne seule qui veut dormir au calme, lire et garder son budget sous 200 € par mois. Le lieu ne cherche pas à t'occuper en permanence, et c'est exactement ce que j'aime quand je viens pour marcher et respirer.

Cabrerets garde un sens pour qui veut le village vivant, le bord de l'eau et l'effet carte postale. Je le garde pour une journée de visite, pas pour une base de séjour sans voiture. La Grotte du Pech Merle et les passages touristiques y gagnent en charme, mais la logistique quotidienne y perd vite.

Mon ajustement a été simple, et je le garde maintenant. Je compare d'abord le dénivelé et les accès piétons, ensuite seulement le décor. Quand je regarde un point de chute, je cherche la boucle la plus claire, le retour le moins raide et le village où je peux marcher sans réfléchir.

  • Duo sans voiture, sorties de 4 km, Brengues.
  • Personne seule, budget sous 200 € par mois, Brengues.
  • Visite de la Grotte du Pech Merle à la journée, Cabrerets.
  • Gustave pour porter les courses et compenser la côte, Brengues.

Mon verdict : pour qui oui, pour qui non

Pour qui oui

Je réserve Brengues à un couple sans enfant qui veut marcher, dormir au calme et éviter les navettes inutiles. Je le garde aussi pour une personne seule qui accepte de partir tôt et de rentrer avant la tombée du soir. Enfin, il me paraît juste pour quelqu'un qui préfère une demi-heure de vélo à une montée sèche à pied.

Pour qui non

Cabrerets me paraît moins adapté à un séjour sans voiture si le sac est lourd, si les courses doivent se faire à pied, ou si chaque sortie finit en côte. Je l'écarte pour un séjour de 2 nuits où l'on veut rayonner plusieurs fois par jour. Je le laisse de côté pour quelqu'un qui veut tout avoir sous la main.

Pour les détails très précis d'un sentier après pluie, je vérifie toujours avec l'Office de tourisme Lot, parce que je ne joue pas la spécialiste de l'état des chemins. Mon verdict : Brengues gagne, parce que je peux y rayonner sans voiture, en boucles simples, alors que Cabrerets me plaît surtout comme halte visuelle ou visite à la journée. Pour quelqu'un qui accepte de marcher un peu plus droit et de regarder la pente avant la vue, Brengues reste le bon point de chute.

Juliette Lalande

Juliette Lalande publie sur le magazine Les Cadichons des contenus consacrés aux escapades nature, à la randonnée avec âne et à la préparation de séjours au calme. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et la recherche de repères utiles pour aider les lecteurs à mieux organiser leur expérience.

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